Grégory Lemarchal :

Grégory Lemarchal :
Grégory Lemarchal est né le 13 mai 1983.
Il grandit à Chambéry en Savoie. Grégory est à peine âgé de 20 mois quand ses parents apprennent qu'il est atteint d'une mucoviscidose, une maladie respiratoire très grâve. C'est probablement ce qui a fait de lui le battant qu'il est devenu.

A 12 ans il devient champion de France de rock acrobatique... A 15 ans il participe à l'émission "graine de star", dont il ne ressort pas vainqueur. Mais qu'à cela ne tienne! Il continuera dans le milieu et va faire quelques première parties de concert : Hervé Villard, Gilbert Montagné ...

En 2003, il joue et chante dans une comédie musicale "Adam et Eve".
Il devait faire une tournée en province puis au Zenith à Paris mais le destin en a voulu autrement ! Il est selectionné pour participer à la Star Academy saison 4... qu'il gagne devant Lucie.

En 2005, il sort son premier single Ecris l'histoire quelques mois après sa sortie du Château qui est un vrai succès et apporte un disque de platine (300 000 exs vendus) à Grégory. Quelques semaines plus tard, c'est son premier album Je deviens moi qui marque les Français et prend la première place au classement Ifop et devient double disque d'or (200 000 exs vendus).

2006 lui sourit et lui apporte une belle reconnaissance (comme il le reconnait lui-même) puisqu'il fait un grande tournée qui passera notamment par l'Olympia pour 4 représentations. Ce passage sur la scène parisienne mythique est l'occasion pour le jeune chanteur de nous enchanter encore un peu plus avec la sortie d'un deuxième album, live cette fois-ci, Olympia 2006.

Mais la belle histoire du jeune homme prend fin le 30 avril 2007 quand Grégory décède des suites de sa maladie, la mucoviscidose.
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# Posté le mercredi 20 février 2008 20:40

Les mots de Grégory :

Les mots de Grégory :
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir,
J'ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun
m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir
de la peine.
La confiance vous apportera réconfort
et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher,
je serai là,
Et si vous écoutez votre c½ur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,

Je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement
Des cristaux de neige,
Je suis la lumière que traverse
Les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit,
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là,
Je ne suis pas mort.
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# Posté le mercredi 20 février 2008 20:43

Les mots de son papa :

Les mots de son papa :
Afin que les gens comprennent vraiment le message que tu es venu nous transmettre,
cette terrible maladie t'a rongé.
C'est en silence et dignement que tu l'as combattu.

Je voudrais m'adresser à tous les malades qui ont repris espoir grâce à toi,
et leur dit de toujours garder espoir jusqu'au bout,
Ne jamais, ne jamais baisser les bras.

Je voudrais que tu saches, mon fils, que ta maman et moi sommes anéantis de douleur et de tristesse.
Et en même temps, apaisés, apaisés de tout le bonheur que tu nous as apporté.
Nous sommes remplis de fierté qui fait les pièges.
C'est ton poteau Olivier qui aura été là tout le temps et qui sera je sais toujours avec toi.

Je voudrais remercier tout le corps médical de Grenoble, de Voiron, le docteur Gout,
le docteur Pilenko, le docteur Pin.
Je voudrais remercier tout le corps médical de l'hôpital Foch qui non seulement sont hyper
compétents mais également plein de sensibilité.
Avec le docteur Grené, docteur Neveu, docteur Stern, tous les infirmiers, les infirmières,
tous les kinés qui sont passés entre tes mains, Grégory, ils sont là aujourd'hui, je voudrais les remerciers
et leur dire : continué ce combat, battez-vous et de toute manière nous avons fait la promesse à Grégory,
nous nous battrons avec vous.

Tu nous quittes trop tôt, mais les moments de bonheur que nous avons vécu tous les quatre sont énormes,
et tu as co... et tu as connu également une chose très importante Grég : l'amour, l'amour sincère
avec ton petit ange Karine, qui fait partie de toi et qui fera toujours partie de toi.

Alors j'aurai pu finir la dessus, mais je voudrai m'adresser à une minorité de petites gens, m'adresser
à ces journalistes, à ces chroniqueurs qui sous prétexte d'avoir une plume ou un micro devant la bouche
et une caméra devant les yeux te permettent de dire des choses attroces qui t'ont fait très très mal.
Je sais pas si vous Seigneur vous pouvez leur pardonner ces gens-là, moi j'ai un peu de mal

Voilà mon fils, tu vas rendre la baguette à Yvan, il en a bien besoin.
Je te dit salut l'artiste.

On t'a mis dans le cercueil avec l'écharpe de l'Olympique de Marseille que tu aimais tant,
alors allez l'OM. Vive Just-Grégory, on t'aime, show must go on.
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# Posté le mercredi 20 février 2008 20:45

Les mots de sa soeur :

Les mots de sa soeur :
Tant qu'il te reste une flamme, qu'elle est au fond de toi,
tu effaceras les larmes, qui mouille tes yeux parfois.
Tant qu'il te reste un rire, vivant sur ton visage,
tu pourras toujours ecrire, des milliers d'autres pages.

Et si tu sens que le jour viens, que tu peux revivre demain,
tu seras la seule étoile pour voir venir, un horizon pour l'avenir.
Et si tu sens que le jour viens, pour te réparer c'est certain,
tu seras la seule étoile pour t'offrir, une autre histoire pour l'avenir.

Tant qu'il te reste les mots que tu as bien su garder,
tu traverseras le mur d'eau la tête baissée, les yeux fermés
tant qu'il te reste l'amour, que tu reçois a volonté
c'est de l'espoir tous les jours, que tu voudrais redonner.

Et si tu sens que le jour viens, que tu peux revivre demain,
tu seras la seule étoile pour voir venir, un horizon pour l'avenir
et si tu sens que le jour viens, pour te réparer c'est certain,
tu seras la seule étoile pour t'offrir, une autre histoire pour l'avenir.

Et si tu sens que le jour viens, on sera là,
y'aura nos mains, pour que tu ailles, pour que tu sois,
on veillera toujours sur toi.

Ces mots que je viens de lire, sont les tiens, mon frère d'amour.
Tu as ecrit ce texte le 15 mars 2007, celui-ci avait été mis en musique par un compositeur qui t'avais compris.
Mais la vie ne t'a même pas laisser la chance de poser ta voix sur cette mélodie. Tu n'as pas eu cette chance,
en laquelle on a cru du plus profond de notre âme, d'etre préparer, pour un nouveau départ.
Les anges t'ont rapeller trop vite, pourtant tu t'es battu, sans cesse avec une force venue de l'au-dela que l'on ne sait pas expliquer,
tout ça pour repousser au maximum, ton retour parmis les anges.
Mais mon amour de frère, ce qui ne changera jamais, on se l'est toujours promis tous les quatres, c'est de préserver notre carré d'As :
Papa, maman, toi et moi, unit par l'amour et la force, à jamais.
Aujourd'hui et j'y crois très fort, tu as rejoint notre amour de mamie Simone et notre papy Lulu.
On se retrouvera un jour mon frère, je t'aime à l'infini.
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# Posté le mercredi 20 février 2008 20:47

Karine parle de Grégory :

Karine parle de Grégory :
Comment s'est passée votre rencontre ?

C'était en septembre 2005, nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire d'une amie commune, Laetitia, qui est aussi notre maquilleuse. Un jour, Grégory appelle Laetitia sur son portable pendant qu'elle me maquillait. « C'est Grégory de la Star'Ac ! », me dit-elle en aparté. « Ah oui ! Il est pas mal lui », ai-je répondu. Elle raccroche et me dit : « Eh ben figure-toi que lui aussi vient de me dire qu'il te trouve plutôt charmante ». Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai demandé à Laetitia de lui donner vite mon numéro de téléphone ... C'était la première fois que je faisais un truc pareil !


Et alors ?

Et alors il m'a envoyé un SMS : « Salut Karine, c'est Greg. Si ça te dit qu'on se rencontre pour échanger nos expériences de téléréalité, tu peux me joindre à ce numéro » Très soft ! Je l'ai tout de suite rappelé. Il était un peu gêné, parlait beaucoup de lui, comme si il avait peur des blancs, et puis il a fini par me demander : « Et toi sinon, comment ça va ? » Je lui ai dis qu'il fallait mieux qu'on se voie en tête à tête pour en discuter ...


Quand vous êtes vous vus pour la première fois ?

Une semaine plus tard, dans son appartement du 15ème arrondissement de Paris où il habitait à l'époque. « Je t'ai préparé un repas ! » me dit-il tout fier. C'était du veau sauté avec des pommes de terre, en réalité préparé par sa mère, je l'ai su plus tard. Il n'y avait pas de chandelles, on a passé la soirée à se chambrer et quand je suis partie, je me suis dit : « Il va me prendre pour une folle ! » Cela n'a pas raté, puisqu'il m'a avoué par la suite avoir dit à son père qu'il m'avait trouvée « complètement déchenillée » !


Qui a fait le premier pas ?

C'est moi. Mais pas ce soir-là. Après, il a fallu que j'attende six mois pour qu'il me dise « Je t'aime » pour la première fois. Je n'en pouvais plus, mais j'aimais ça ! Greg était très timide : il se frottait les mains et ne jouait pas les gros bras. Ce n'était pas un coureur. Je crois qu'il avait peur de ne pas plaire, que les filles ne supportent pas sa vie, ses traitements et la maigreur causée par sa maladie. J'ai connu trois hommes dans ma vie et Greg est le seul dont j'ai pu dire : « S'il dort ce soir à côté d'une top model dans le même lit, il n'y touchera pas. »



Comment avez-vous vécu avec la mucoviscidose ?

Avant notre première rencontre je m'étais renseigné sur internet. Je lui est posé des questions sur ses médicaments. Il en a parlé comme si c'était quelque chose de banal. Greg voulait vivre une histoire d'amour normale. Sa maladie nous empêchait peut-être de partir tôt le matin, à cause des soins, mais elle n'a jamais eu de répercussions sur notre vie intime. Je dirais même que, des hommes que j'ai connu Greg était le meilleur.


Ni sa timidité ni sa maladie n'étaient donc un problème ...

Je lui disait souvent : « T'es sec mais tu as de la force comme Bruce Lee. » Il avait des abdos très durs, de vraies plaquettes de chocolat crées par ses quintes de toux. Il était surtout maigre au niveau des bras car il ne pouvait pas faire de sport, ce qui lui manquait beaucoup. Comme sa maladie l'empêchait d'assimiler des graisses, il était incapable de grossir.

Où avez-vous passé vos plus beaux moments ensemble ?

A la dernière Saint-Valentin, on a dîné aux chandelles à Deauville, au Normandy, et joué au Black-jack, c'était magique. Pour fêter notre premier anniversaire de rencontre, il a loué une limousine avec chauffeur et m'a emmené au Georges V. Là, on s'est retrouvé dans la plus belle suite du palace, et on avait un maître d'hôtel à notre disposition. Il y a eu aussi cette soirée chez lui pour mes 24 ans, où il m'a offert une bague en or. Ce soir-là, il s'était mis en tête de cuisiner des pâtes. Manque de chance il a confondu l'ail et l'oignon. On a eu beau se laver les dents quatre fois, on n'arrivait pas à s'embrasser !


Qu'est ce qu'il vous plaisait chez lui ?

Greg est l'homme le plus tendre, le plus doux, le plus attentionné que j'ai connu . Il était très tactile. Quand on s'endormait ensemble, il fallait toujours qu'on se touche. Comme j'ai les pieds froids, il me les réchauffait. Quand il était malade, il adorait que je lui masse les fesses, ses petites fesses. Il aimait bien aussi que je lui passe la main dans les cheveux et que je lui serre le crâne, ça lui faisait du bien ...


Qu'est ce qui vous rapprochait ?

On était d'accord sur tout, on avait la même rage de prouver qu'on avait du talent et qu'on veut apprendre. Il travaillait beaucoup comme moi. Nos soirées on les passait entre amis, ou seuls devant un bon DVD avec une pizza, quitte à se faire une bataille de polochons jusqu'à quatre heures du matin. Il n'y a que le foot que je déteste, qui nous séparait. On aimait regarder des films d'horreur et parfois des films d'amour Greg savait que j'adore ça. Il a beaucoup aimé "La Môme" qui lui a chamboulé la tête. Quand je repense à la douleur d'Edith Piaf en apprenant la mort de Marcel Cerdan, je n'imaginais pas être un jour dans la même situation. J'aurais juste aimé qu'on me laisse Greg encore un peu. Il me manque, physiquement ...


Comme dans le film, avec lui c'était à la vie, à la mort ...

Greg voulait construire une famille et nous voulions avoir des enfants ensemble. En février dernier, il avit loué une maison à Reuil-Malmaison à côté de chez mes parents où j'habite encore, et nous comptions nous y installer ensemble à sa sortie de l'hôpital, après la greffe ...


L'avez-vous senti décliner ?

Non. Des passages à l'hôpital, c'était devenu courant. Parfois quand il y était, je mentais aux autres. Pur justifier son absence, je leur disais qu'il était chez lui en Savoie, ou en tournée. C'était pour respecter son souhait de protéger ses proches vis-à-vis de sa maladie.


Comment avez-vous vécu ses dernières heures ?

Dimanche, juste avant qu'on le plonge dans le coma, je lui ai dit : « Je suis là mon petit chat, tu sais, on va t'endormir. Quand tu te réveilleras tu auras des poumons greffés tout neufs. »
Il a eu la force de me répondre : « Je t'aime ». C'étaient ses derniers mots. Greg était l'homme de ma vie, personne ne m'avait rendue heureuse comme lui. Lui et moi portions le même bijou, un bracelet en forme de menottes, symbole de notre union à jamais. Il est parti avec le mien. J'ai pris le sien. Je le garderai toujours ...
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# Posté le mercredi 20 février 2008 20:50